Les causes organiques

L’âge et l’érection

L’âge est de loin le principal facteur responsable de la dysfonction érectile, tant du côté hormonal que mécanique.

C’est l’andropause, ou déficit androgénique (DALA), qui se traduit par des symptômes liés à la baisse physiologique de la sécrétion de testostérone. Cet état est similaire à la ménopause chez la femme et associe, entre autre, des troubles de l’érection avec une diminution de la libido.

Bien que non inéluctable, le tournant s’opérerait autour des 45 ans si l’on se réfère aux dépenses de santé reflétant l’apparition plus fréquente de maladies graves, ou tout simplement de préconisation d’accès aux médicaments d’aide à l’érection.
Maladies et conséquences des traitements, modifications hormonales et environnementales, mode de vie mais aussi accidents émotionnels et stress, sans oublier la baisse de désir au sein des couples font décroître l’envie d’une vie sexuelle active.

Les facteurs environnementaux

Mode de vie et activité physique

Les effets bénéfiques des activités physiques et sportives sur la santé sont connus depuis l’Antiquité et nous savons aujourd’hui que plus une personne est sédentaire, plus le risque de développer une pathologie est élevé.
L’organisme a besoin d’oxygène pour que vivent muscles, tissus et organes. L’activité physique favorise et accroît cet apport en oxygène qui, véhiculé par le système sanguin, va nourrir nos milliards de cellules. L’activité physique participe ainsi à la bonne santé des artères en améliorant la fluidité du sang. De bonnes raisons d’avoir un effet bénéfique sur la bonne marche du système sexuel.
De plus, en complément d’une alimentation équilibrée, l’activité physique permet de prévenir ou de retarder l’apparition du diabète de type 2 et participe au contrôle de la surcharge pondérale en réduisant les stocks de graisse abdominale.

Situation socio-économique

Les études cliniques ont largement démontrées l’importance des problèmes environnementaux comme facteurs déclenchants ou susceptibles d’entretenir la dysfonction érectile qu’ils soient conjugaux, familiaux, financiers ou professionnels.

Les risques médicamenteux

De nombreux médicaments peuvent causer une baisse ou une suppression des érections car la complexité biochimique des mécanismes qui mènent à l'érection les rendent très sensibles aux interférences médicamenteuses.

La plupart des antidépresseurs provoquent une baisse du désir et/ou des troubles de l’érection. C’est tout particulièrement le cas de ceux qui augmentent le taux de sérotonine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau.
Les médicaments anxiolytiques, les médicaments contre l’hypertension artérielle, les antihypertenseurs font aussi partie de ceux-là.
Sur la notice figure parfois la mention "risque de troubles de l’érection". Et il est vrai que certains de ces médicaments empêchent le sang d’affluer en suffisance dans le pénis pour provoquer une érection. Les premiers coupables sont les diurétiques et les bêtabloquants.
Certains traitements, comme les statines, permettent de diminuer le taux de cholestérol. Mais ces médicaments sont aussi susceptibles de causer des troubles de l’érection. En effet, une récente étude a démontré que les patients sous statines avaient un taux de testostérone plus bas que la normale. Or, cette hormone, mâle par excellence, joue un rôle important dans la survenue de l’érection. Mais l'excès de cholestérol lui-même, comme le tabac, l’alcool, l'hypertension ou le diabète, peut être responsable d'atteinte des artères, et donc de troubles de l'érection.
Néanmoins, il ne faut jamais arrêter un traitement sans avis médical.

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Les facteurs de risques neurologiques

Les hommes atteints de sclérose en plaque peuvent souffrir d’un dysfonctionnement érectile. Celui-ci peut être dû à une combinaison de plusieurs facteurs, parmi lesquels un dysfonctionnement neurologique, des  facteurs psychologiques, les effets indésirables d’un médicament ou des symptômes typiques de la sclérose en plaques tels que la fatigue ou les problèmes vésicaux.

De cause encore inconnue, la maladie de Parkinson est caractérisée par un affaiblissement des quantités de dopamine (neurotransmetteur) dans le cerveau. Ce neurotransmetteur est primordial à la communication des cellules nerveuses entre elles. Ce manque entraîne un défaut de coordination des différentes zones cérébrales impliquées dans la commande des muscles dits volontaires, ceux que l’on contrôle. Il existe donc une répercussion sur la fonction sexuelle.

Les traumatismes de la moelle épinière, à la suite d’accidents, sont de plus en plus fréquents (1200 nouveaux cas chaque année en France). En fonction de la zone médullaire atteinte, l’érection et l’éjaculation sont plus ou moins modifiées.
Il a été démontré que les microtraumatismes du périnée, comme le syndrome de compression chronique observé chez les cyclistes professionnels, entraînent des effets sur le nerf pudendal et par conséquent un possible dysfonctionnement érectile.

Les facteurs de risques hormonaux

Le désir, et à travers lui l'érection, est sous le contrôle des hormones mâles appelés les androgènes, en particulier de la testostérone, principale hormone mâle produite à 90% par les testicules. La diminution du taux de testostérone dans le sang est le plus souvent associée à une baisse de la libido, c'est-à-dire du désintérêt pour le sexe, qu’à une véritable impuissance.

Le taux de testostérone diminue progressivement à partir de 40 - 50 ans. Cependant, la plupart des hommes gardent un taux de testostérone dans les limites de la normale, et peu de patients consultant pour un problème érectile ont un taux de testostérone dans le sang inférieur à la normale. Il n’y a pas chez l’homme de baisse hormonale brutale comparable à la ménopause chez la femme.

Plusieurs pathologies peuvent causer une baisse de la testostérone :

  • un hypogonadisme : les testicules sont sous-développés et secrètent moins de testostérone,
  • un déficit androgénique lié à l'âge, appelé andropause chez l’homme,
  • une insuffisance rénale,
  • une insuffisance hépatique car le foie aide à la régulation des hormones sexuelles.

Une baisse importante des hormones mâles peut être également le fait d’un traitement hormonal au long cours pour cause de cancer, tel celui de la prostate, traitement appelé hormonothérapie. Les cellules prostatiques, saines ou malades, étant dépendantes du taux de testostérone circulant, le blocage de leur production par médicaments entraîne de facto une perte de libido, donc de la propension à avoir des érections.