Le dysfonctionnement érectile

Impuissance masculine ou dysfonctionnement érectile ?

DÉFINITION

Il y a dysfonction érectile quand l'homme se trouve dans l'incapacité d'obtenir ou de maintenir une érection suffisante pour permettre un rapport sexuel complet, c'est-à-dire avec possibilité de pénétration.

Il ne faut pas confondre la dysfonction érectile avec l'éjaculation précoce, qui peut bien sûr, dans un second temps, empêcher la pénétration du fait de la perte d'érection suivant l'éjaculation. De même, l'insuffisance érectile liée à une absence réelle de désir sexuel n'est pas à prendre en compte ici.

La plupart des hommes ont connu la panne sexuelle ou connaissent occasionnellement de brèves périodes de dysfonctionnement érectille.
C'est pour cela qu'il est communément admis qu'il ne faut parler de problèmes d'érection que si ceux-ci se prolongent plus de 3 ou 4 mois.

40 % des hommes, en France, vivraient régulièrement une dysfonction érectile.

Elle est courante chez les hommes de plus de 60 ans mais elle peut également survenir chez les hommes d’âge moyen et même chez les plus jeunes.

On a pendant longtemps parlé d’impuissance, pour aujourd’hui employer les termes de dysfonction érectile ou d’insuffisance érectile.
En effet, le terme impuissance a une connotation particulièrement négative évoquant le définitif avec un retentissement qui va au-delà de la sphère sexuelle (Dr Mimoun).
Mais si on préfère le terme de dysfonction érectile, qui traduit davantage la notion de trouble transitoire, il ne faut pas se voiler la face et admettre que des hommes ont irrémédiablement perdu leur propension à avoir un acte sexuel naturel. Ceux là sont bien devenus sexuellement impuissants.
Pour ces derniers, que la cause en soit la chirurgie, la maladie ou l’âge, la réalité est que l’érection devra dorénavant être assistée.

4 millions d’hommes souffrent de dysfonctionnement érectile.

Seulement 15 à 20% d’entre eux osent en parler et consulter afin de bénéficier d’une prise en charge.

 

La sexualité, sentinelle de la santé !

Sur le plan organique

Des troubles de l'érection répétitifs chez un homme de plus de 40 ans, en bonne santé apparente, peuvent être révélateurs d’un problème de santé, le plus souvent au niveau du système vasculaire artériel caverneux car c’est par lui que le sang arrive au niveau de l'appareil sexuel.
Lorsque ces artères s'obstruent, on sait qu’on peut craindre des lésions sur d'autres artères de l'organisme laissant redouter une angine de poitrine ou un infarctus par exemple. Des troubles sexuels répétitifs peuvent donc constituer un signal d'alarme visant à alerter sur l'état du système vasculaire général.

Ces troubles érectiles peuvent aussi permettre de détecter un diabète, car si l'érection est produite par le sang en provenance des artères, elle l’est aussi par la stimulation des nerfs environnants (les bandelettes ou nerfs érecteurs) en direction du pénis. Ainsi, le diabète, quand il s'installe, diminue la sensibilité de ces nerfs responsables du mécanisme érectile et de l'éjaculation. Parfois associé à un excès de cholestérol, le diabète va également favoriser la formation de plaques d'athérome dans les artères caverneuses (dépôt graisseux dans les artères, appelé athérosclérose), empêchant ainsi une libre circulation du sang.

Sur le plan psychologique

Le plus fréquent des blocages psychologiques sexuels est ‘’l'angoisse de performance’’. L'homme se bloque dans la crainte de ne pas être à la hauteur, occasionnant un blocage cérébral empêchant la transmission de l'influx nerveux nécessaire au relâchement des muscles lisses des corps caverneux du pénis.
Une sexualité difficile peut aussi révéler une dépression.

Afin de chercher à déterminer la cause exacte et le niveau de déficience érectile, le médecin devra faire subir un interrogatoire rigoureux à son patient afin de s'assurer en préambule qu’il s'agit bien d'un véritable trouble répétitif et non pas de pannes occasionnelles.
Habitudes de vie, médicaments absorbés, difficultés psychologiques établies ou passagères, relations avec sa partenaire… tout paramètre susceptible d’orienter le diagnostic sera pris en compte par le praticien.
Il pourra alors être prescrit si nécessaire des examens tels qu'électrocardiogramme, épreuve d'effort, bilan biologique pour déceler certaines anomalies, contrôler l’existence d’un diabète débutant et faire évaluer le taux de testostérone bio disponible dans le sang (hormone mâle sexuelle).

Réalité de la dysfonction érectile

La dysfonction érectile est un authentique problème de santé en raison de l’importance de la population affectée. Et ceci quel que soit le pays concerné. Un homme adulte sur quatre connaît un problème (qualitatif et/ou quantitatif) de dysfonction érectile. S’il n’est pris en compte que les dysfonctions érectiles cliniquement significatives (modérées et sévères), leur prévalence reste encore importante puisque concernant environ un homme adulte sur dix et un quart des hommes après 50 ans.

La prévalence, inférieure à 10% de 30 et 49 ans, augmente à 20% de 50 à 59 ans et progressivement ensuite pour atteindre 40% après 60 ans.
(Source : Dr Bondil).

Cette corrélation avec l’âge est importante car elle donne une idée de l’évolution des cas de dysfonction érectile dans un futur proche notamment à cause de l’augmentation rapide des cas de diabète et de surcharge pondérale dus aux évolutions alimentaires.

Les problèmes érectiles étant le plus souvent ‘’vécus à deux’’, au sein du couple, on imagine, la qualité de vie de millions de Français, qu’ils soient directement ou indirectement concernés.

Toutes les enquêtes sur la dysfonction érectile ont montré de façon répétée :

  • sa prévalence élevée,
  • son incidence liée à l’âge,
  • sa valeur de marqueur de l’état de santé globale,
  • une sous-estimation et un sous-traitement,
  • que les hommes consultant déjà pour une autre raison aimeraient être abordés sur ce sujet,
  • que la majorité des hommes des tranches d’âge moyen souhaiteraient une prise en charge leur permettant d’améliorer leur qualité de vie et celle de leur compagne.

Peut-on espérer qu’un jour les hommes accepteront enfin d’intégrer leurs problèmes sexuels, et plus particulièrement érectiles, au sein de leurs problèmes de santé ?

Santé sexuelle

DÉFINITION : santé sexuelle

« La Santé Sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité. Elle ne consiste pas uniquement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité. La Santé Sexuelle a besoin d’une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, et la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui apportent du plaisir en toute sécurité et sans contraintes, discrimination ou violence.
Afin d’atteindre et de maintenir la Santé Sexuelle, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et assurés. »

Définition agréée par l’OMS.