Le système sexuel masculin

Comprendre les mécanismes de l'érection

Avant d’aborder les troubles de l’érection proprement dits, il s’agit d’en comprendre les mécanismes de fonctionnement, mécanismes très compliqués.

La connaissance de nos organes et de leurs fonctions est indispensable pour comprendre la physiopathologie des troubles érectiles.

« Notre pénis est une merveille de fonctionnement, se comportant comme une éponge vivante, active et autonome, qui a à son service un système sanguin associé à un système d’innervation complexe. »

Docteur Pierre BONDIL – La dysfonction érectile – John Libbey Editions

 

Composition du système sexuel masculin

Le système sexuel masculin se compose d’un ensemble de glandes ayant chacune un rôle complémentaire :

  • les testicules produisent les spermatozoïdes qui seront stockés dans les épididymes avant d’être mêlés au sperme lors d’une éjaculation,
  • les canaux déférents relient les épididymes à la prostate par l’intermédiaire des vésicules séminales,
  • les vésicules séminales sont 2 glandes qui produisent le liquide séminal. Ce liquide a un rôle de lubrifiant permettant une meilleure circulation des spermatozoïdes dans l’urètre tout en leur conservant une température idéale et un rôle nourrissant par apport de vitamine C. Ces paramètres sont nécessaires à leur survie le temps de leur acheminement jusqu’au vagin féminin,
  • l’urètre appartient autant au système urinaire qu’à l’appareil sexuel puisqu’il sert à expulser le sperme vers l’extérieur,
  • la prostate produit une sécrétion qui ajoutée au liquide séminal et avec les spermatozoïdes constitue le sperme,
  • les glandes de Cooper émettent une sécrétion fluide favorisant aussi l’écoulement du sperme dans l’urètre,
  • le pénis est l’organe ’’extérieur’’ représentatif de l’appareil sexuel qui se termine par une excroissance plus sensible, le gland. Le pénis, peut se gonfler de sang et devenir rigide sous commande nerveuse liée au plaisir. Il n’est que l’élément complémentaire du sexe féminin, servant à véhiculer les spermatozoïdes jusqu’à l’utérus,
  • le pénis est supporté par un plancher musculaire, dit plancher pelvien.

Les mots pénis et verge sont des synonymes.

Le rôle de la prostate

La prostate fait partie du système sexuel masculin, elle n’existe que chez les mammifères mâles, dont l’homme.
C’est une petite glande de 20 grammes située sous la vessie, en avant du rectum, et est traversée par l’urètre, le tuyau servant à uriner.
Glande souple, son développement s’effectue à partir de la puberté sous l'action de la testostérone (la principale hormone mâle) secrétée principalement par les testicules.
Elle augmente de poids et de volume avec l’âge.

Anatomie de la prostate

La prostate est constituée de  2 parties :

  • la capsule ou enveloppe extérieure, qui est le tissu de soutien de la glande, composée de vaisseaux et de fibres musculaires.
  • la glande, qui est le noyau central, grossit avec l’âge ou du fait de certaines maladies, comme l’adénome ou le cancer.

Au moment de l’orgasme, le système nerveux va agir sur ces fibres musculaires pour entrainer leur contraction et favoriser l’éjaculation. Cette enveloppe ne grossit pas avec l’âge.

Cette partie centrale de la prostate fabrique la substance nutritive des spermatozoïdes, participant à la formation du sperme.

Si la prostate n’a pas de rôle urinaire direct, l’inflammation de la glande peut compresser l’urètre, empêcher le bon écoulement de l’urine et susciter des douleurs lors de l’éjaculation.

Les bandelettes ou nerfs érecteurs

Les bandelettes neuro-vasculaires (qui permettent les érections), appelées aussi nerfs érecteurs de la verge, sont situées latéralement contre la prostate, rendant tout traitement délicat quand à ses conséquences sur les phénomènes de l’érection.

Les troubles de l’érection sont donc une conséquence prévisible des traitements de la prostate.

Située au carrefour des voies urinaires et spermatiques, elle ne participe pas directement à la miction et à l’érection, mais elle est impliquée dans la fertilité par ses propres sécrétions et dans l’éjaculation par ses puissantes contractions musculaires.

La prostate n’est pas indispensable à la vie de l’homme, mais son ablation ne permet plus de procréer.

Il ne faut pas confondre fertilité et sexualité : il n’y a plus d’éjaculation sans prostate, mais érections, rapports sexuels et orgasmes sont encore possibles.

Anatomie du pénis

Le pénis de l’homme est constitué de corps vasculaires remplis d’un tissu spongieux et agissants comme des éponges vivantes, actives et autonomes pouvant se remplir de sang par relâchement musculaire (Dr Bondil).
On parle ainsi d’éponge érectile.

Le pénis, très innervé et vascularisé, est composé de 2 corps distincts :

  • les corps caverneux, au nombre de 2, ont la propriété de se rigidifier sous apport sanguin. Ils servent de tuteur au corps spongieux. Le système nerveux va envoyer l’ordre de relaxer les cellules musculaires lisses de ces corps caverneux, leur permettant de s’ouvrir et de se gonfler de sang par l’intermédiaire de leurs artères. Le pénis devient alors progressivement rigide et apte à un rapport sexuel. Après l’orgasme, et/ou l’éjaculation, ces artères se ferment et le sang repart par les veines circonflexes puis par la veine dorsale.
  • le corps spongieux est soumis aux mêmes règles. Il englobe la plus grande partie de l’urètre et se termine par le gland, partie très sensible de l’organe sexuel masculin comportant des milliers de terminaisons nerveuses.

L’érection est donc un phénomène essentiellement vasculaire, correspondant à un simple remplissage des corps érectiles
par 100 à 150 millilitres de sang.